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La Corrida : pas une fête pour tous 

La corrida, ou course de taureaux, est une tradition tauromachique pratiquée en Espagne et dans certaines régions de France, qui suscite à la fois fascination et débat. Bien que certains y voient une forme d’expression artistique, les risques pour la sécurité publique et des matadors rendent cette pratique particulièrement controversée.

 Selon les sondages, 75% des Français souhaitent l’interdiction de la corrida.                                        Crédits photo : Josué Baretta

Un art ancestral dangereux

La corrida est perçue par ses partisans comme un art ancestral où passion, courage et polémique se mêlent dans l’arène. Les aficionados admirent l’adresse, la maîtrise et la bravoure des toreros, qui affrontent des animaux imposants avec une habileté impressionnante. Cependant, cette discipline comporte des risques importants. Les toreros, même les plus expérimentés, sont constamment exposés à des blessures graves, voire mortelles, face à des taureaux imprévisibles et puissants.

La sécurité des spectateurs également mise en jeu

Malgré les mesures de protection, les incidents ne sont pas rares. Les taureaux peuvent parfois franchir les barrières, mettant en danger le public. En outre, les émotions fortes suscitées par les combats peuvent provoquer des réactions imprévisibles chez certains spectateurs, augmentant ainsi les risques de troubles. Les critiques de la corrida soulignent non seulement les risques physiques mais aussi les considérations éthiques. Thierry Hély, président de la Fédération des luttes pour l’abolition de la corrida (FLAC), dénonce la cruauté inhérente à cette pratique. Pour lui, la corrida est « le véritable dernier vestige du cirque romain », où des milliers de personnes applaudissent à l’agonie d’un animal dans un bain de sang sans éprouver de compassion. L’association FLAC, soutenue par d’autres organisations de protection animale comme la SPA et L214, mène des actions de sensibilisation pour montrer la réalité de la corrida en 2023. Des vidéos et des campagnes d’information cherchent à alerter le public sur les souffrances infligées aux taureaux. Une récente proposition de loi, portée par Aymeric Caron, vise à interdire la tauromachie en France, avec un accent particulier sur l’interdiction de la présence de mineurs lors des corridas.

La Corrida : une tradition en déclin face à la modernité

En France, un des trois pays européens autorisant la corrida avec l’Espagne et le Portugal, la pratique est de plus en plus contestée. Selon les sondages, 75% des Français souhaitent son interdiction. Les féria, fêtes populaires où la corrida joue un rôle central, génèrent des débats sur leur justification financière et éthique.

“Il y a des gens qui ont des intérêts financiers, qui au nom de la tradition veulent conserver ces pratiques, la corrida est toujours déficitaire car ce sont les férias qui génèrent beaucoup de monde notamment à Nîmes, Béziers, Bayonne…” Les puristes évoquent que la raison d’être des férias est la présence corrida alors qu’il n’y a que 4% des personnes dans les férias qui vont dans l’arène.. A Carcassonne, par exemple, la féria s’est très bien déroulée, alors qu’il n’y a pas eu de corridas.” . T.Hély

Thierry nous dévoile les sombres réalités auxquelles les taureaux sont confrontés lors de ces événements. Après une vie paisible de quatre ans, ces majestueux animaux à cornes sont brutalement arrachés à leur environnement familier pour être plongés dans un univers inconnu et hostile. Manipulés, affaiblis et même torturés par plusieurs individus, ils sont les acteurs involontaires d’un spectacle visant à susciter frissons et émotions chez le public. Pourtant, malgré l’engouement qu’ont connu les corridas par le passé, une tendance inverse est en train de s’affirmer. Les jeunes générations se détournent de ces « festivités » considérées comme archaïques et reléguant ainsi toute localité qui les accueille à une image passéiste. Les municipalités, confrontées à un manque de rentabilité évident, hésitent désormais à allouer des subventions publiques pour soutenir ces événements controversés. De plus, les clubs taurins organisateurs voient leur nombre décroître de manière significative, se retirant les uns après les autres de la scène tauromachique. Bien que l’on puisse constater un déclin généralisé, certains bastions résistent encore et toujours. Des corridas sont organisées dans certaines villes du sud de la France, où le combat pour la survie de cette tradition perdure. Cependant, il est indéniable que les jours des corridas sont comptés, car elles sont de plus en plus marginalisées et rejetées par la société. Les jeunes générations se détournent de plus en plus de ces « festivités » considérées comme archaïques. Les municipalités, confrontées à un manque de rentabilité, hésitent à allouer des subventions publiques pour soutenir des événements controversés. De plus, les clubs taurins organisateurs voient leur nombre décroître de manière significative, se retirant les uns après les autres de la scène tauromachique. Bien que l’on puisse constater un déclin généralisé, certains bastions résistent encore et toujours. Des corridas sont organisées dans certaines villes du sud de la France, où le combat pour la survie de cette tradition perdure. Cependant, il est indéniable que les jours des corridas sont comptés, car elles sont de plus en plus marginalisées et rejetées par la société.

Bien que la corrida soit profondément ancrée dans certaines traditions locales, les risques pour la sécurité des matadors et du public, ainsi que les considérations éthiques, soulèvent des questions cruciales. Alors que la société évolue, la corrida semble de plus en plus marginalisée et rejetée, marquant peut-être la fin d’une époque.

Des personnalités publiques en lutte contre la Corrida 

Des voix s’élèvent contre les pratiques sanglantes et cruelles des spectacles tauromachiques. De nombreux artistes expriment régulièrement leur opposition à la corrida. Récemment, Serge Lama et une partie de l’équipe des Enfoirés ont également pris position, leur spectacle ayant été récemment diffusé à la télévision. En apposant leur signature sur le manifeste de la Fédération des Luttes pour l’Abolition des Corridas (FLAC), dont la Fondation 30 Millions d’Amis est membre d’honneur, des personnalités telles que Muriel Robin, Yannick Noah, Elie Semoun, Pascal Obispo, Renaud, Amel Bent, Michel Drucker, Nolwenn Leroy, Liane Foly, Laurent Baffie, Catherine Lara, Line Renaud et Renan Luce* condamnent officiellement la pratique de la corrida. Un grand nombre d’entre elles ont d’ailleurs déjà fait part de leur engagement en faveur de la cause animale en participant à l’émission 30 Millions d’Amis. Malgré ces actions, il est important de noter que la pratique tauromachique a toujours ses partisans, qui considèrent la corrida comme un art ancestral et une tradition culturelle profondément enracinée. Les arènes continuent d’accueillir des spectacles de tauromachie, attirant encore des foules passionnées. Cependant, l’avenir des corridas reste incertain. Les pressions sociales et les évolutions législatives pour la protection des animaux pourraient influencer les politiques et les décisions judiciaires concernant ces spectacles. Certains pays et régions ont déjà pris des mesures pour restreindre ou interdire la corrida, tandis que d’autres ont maintenu leur soutien à cette tradition controversée. Il est donc difficile de prédire avec certitude si les corridas continueront d’exister dans le futur. Cependant, il est indéniable que les débats entourant cette pratique restent vifs et que la lutte pour l’abolition des corridas se poursuit, portée par une conscience croissante du bien-être animal et des valeurs éthiques.